L’Afrique connaît une forte croissance de ses villes. Chaque année, de plus en plus de personnes s’installent dans les centres urbains, ce qui augmente les besoins en logements, routes, écoles, hôpitaux et autres infrastructures essentielles (Moriconi-Ebrard et al, 2015, p. 92). Cette évolution fait du secteur de la construction un moteur important du développement économique et de l’amélioration des conditions de vie des populations.
Cependant, de nombreux défis restent à relever. Dans plusieurs pays, le nombre de logements disponibles est insuffisant face à la croissance de la population (RFI, 2024). L’accès à un terrain sécurisé demeure souvent difficile, tandis que le financement des projets de construction reste limité (ONU-Habitat, 2025). À cela s’ajoutent le manque d’infrastructures adaptées, les difficultés de planification des villes, le déficit de compétences spécialisées et les effets du changement climatique qui exigent des constructions plus résistantes et plus durables (BAD et ONU-Habitat, 2025).
Face à ces enjeux, les nouvelles technologies notamment le numérique, le Building Information Modeling (BIM), la PropTech et l’intelligence artificielle ainsi que les partenariats entre les secteurs public et privé, offrent de nouvelles opportunités pour moderniser le secteur du bâtiment et des travaux publics. C’est dans cette perspective que le Forum de l’Innovation et de l’Investissement dans le Secteur de la Construction (FIISEC 2026) se veut une plateforme d’échanges, d’innovation et de mobilisation des investissements afin de promouvoir des logements de qualité, des infrastructures durables et des villes mieux adaptées aux besoins des populations africaines de demain. Cette initiative qui en est à sa 3e édition sera couplée à la 4e édition de la Nuit Panafricaine du Bâtiment pour célébrer le mérite et l’excellence des acteurs du BTP de l’espace UEMOA.
Comment mobiliser efficacement les innovations technologiques, les investissements publics et privés, ainsi que des mécanismes de financement adaptés pour accélérer la mise en place d’infrastructures durables, inclusives et résilientes répondant aux défis urbains, économiques et sociaux de l’Afrique de demain ?
Ce thème met ainsi en lumière la nécessité de conjuguer innovation, investissement et durabilité pour transformer le secteur de la construction et accompagner la transition urbaine du continent. Il traduit l’ambition de bâtir des villes africaines plus résilientes, inclusives et intelligentes à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle.
Promouvoir la transformation durable, innovante et compétitive du secteur de la construction en Afrique de l’Ouest à travers le développement des investissements, des infrastructures durables et des technologies numériques.
Le forum vise à :
Ce sous-thème invite les panélistes à proposer des solutions concrètes pour améliorer l’accès au logement et renforcer l’inclusion dans les villes africaines. Les échanges devront d’abord porter sur la digitalisation du foncier et la sécurisation des titres de propriété, afin de réduire les conflits liés à la terre et rendre la gestion plus transparente grâce au numérique. Ils devront ensuite réfléchir à des modèles de logements sociaux modernes, accessibles et durables, adaptés aux besoins des populations et aux réalités urbaines africaines. Une attention particulière sera donnée à l’utilisation des matériaux locaux et à l’éco-construction, pour réduire les coûts, valoriser les ressources locales et protéger l’environnement. Les panélistes devront aussi proposer des idées pour un urbanisme plus inclusif et mieux planifié, permettant de mieux organiser les villes et de réduire les inégalités d’accès aux services urbains. Enfin, ils sont invités à réfléchir à une harmonisation des politiques de logement dans l’espace UEMOA, afin de favoriser des solutions communes et plus efficaces face aux défis du logement en Afrique de l’Ouest.
Ce sous-thème porte sur les solutions pour mieux financer le logement et les infrastructures. Les échanges devront d’abord examiner le rôle des partenariats public-privé (PPP) et des financements structurés, qui permettent de partager les risques et d’accélérer les projets. Ils analyseront aussi la contribution des banques, assurances et marchés financiers, qui facilitent l’accès aux crédits et sécurisent les investissements. Les panélistes devront explorer de nouvelles solutions comme les obligations, les fonds immobiliers et les FinTech, qui offrent de nouvelles sources de financement adaptées au secteur. Une attention particulière sera portée aux mécanismes de garantie et de couverture des risques, essentiels pour renforcer la confiance des investisseurs. Enfin, ils réfléchiront au développement du financement mixte (blended finance) et à la création de fonds spécialisés dans l’immobilier et les infrastructures, afin de renforcer durablement les capacités de financement.
Ce sous-thème explore le rôle stratégique du numérique, de l’innovation technologique et du capital humain dans la transformation du secteur de la construction et de l’immobilier en Afrique. Les échanges porteront sur les plateformes digitales d’investissement immobilier, les solutions de souscription et de gestion à distance des investissements, ainsi que sur les produits financiers innovants destinés à la diaspora, afin de faciliter l’accès à la propriété immobilière et de renforcer la participation des investisseurs africains vivant à l’étranger au financement du développement des infrastructures.
Les panélistes examineront également l’apport des technologies émergentes, notamment l’intelligence artificielle, le Building Information Modeling (BIM), les villes intelligentes (Smart Cities) et les bâtiments intelligents, dans l’amélioration de la planification, de la conception, de l’exécution et de la gestion des projets de construction. Ils aborderont les enjeux liés au développement du capital humain, à la formation aux métiers du futur et à l’adaptation des compétences aux nouvelles exigences technologiques du secteur.
Les discussions mettront aussi en lumière l’industrialisation du BTP et la modernisation des méthodes constructives, ainsi que le développement d’infrastructures modernes dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la culture et du logement. Enfin, les échanges porteront sur la contribution du numérique à la transparence, à la traçabilité et à la sécurisation des transactions, ainsi que sur les exigences de qualité, de résilience et de durabilité des infrastructures, afin de bâtir des villes inclusives, intelligentes et capables de répondre aux défis climatiques, économiques et sociaux de l’Afrique.
À l’issue du FIISEC 2026, plusieurs résultats concrets sont attendus afin de transformer les échanges en actions réelles.
Le FIISEC 2026 sera organisé avec le soutien de plusieurs institutions clés, à différents niveaux.
Au niveau national, il s’agit notamment des ministères sectoriels concernés, des collectivités territoriales, des chambres consulaires et des agences nationales de promotion de l’investissement, qui accompagnent le développement économique et la mise en œuvre des politiques publiques.
Au niveau régional, le Forum bénéficiera de l’appui de l’UEMOA et la CDEAO , deux organisations majeures qui favorisent l’intégration économique et la coopération entre les États d’Afrique de l’Ouest. Grâce à cette mobilisation institutionnelle, le FIISEC 2026 s’inscrit dans une dynamique collective visant à renforcer la coordination des actions et à soutenir le développement du secteur de la construction et des infrastructures.